Musique

Delta au Tour Vibration : “On a plus de liberté en chantant en français”

26 septembre 2018 à 11h20 Par Osain Vichi
Crédit photo : Vibration

À l’occasion du Tour Vibration, rencontre avec l’un des duos belges du moment, Bastien et Julien alias Delta.

Chanter en français

“Pour débuter le nouveau projet Delta, on a décidé de changer de langue et chanter en français. On a alors travaillé musicalement pour que ça sonne le mieux possible.” nous explique le binôme avant de poursuivre “On est plus libre lorsqu’on chante en français parce que c’est notre langue, notre culture, et c’est un peu étrange de dire ça mais c'est comme si on redécouvrait notre propre culture.” Un choix fort qui a porté ses fruits avec le succès des poignants Je tire et ADN.

Reconnaissants et confiants, Bastien et Julien nous racontent la belle histoire du retour au premier plan de la musique belge “Au début des années 2000, c’étaient plutôt des groupes de rock, puis il y a une période creuse et aujourd’hui grâce à la nouvelle scène, on retrouve le feu des projecteurs. Surtout que grâce à la musique urbaine et des artistes plus pop comme Angèle, le français est de nouveau apprécié. Et il est important de rappeler le rôle de Stromae, qui nous a montré la marche à suivre.”

Les débuts

“Content de connaître cet engouement en France et d’avoir le respect des Français pour notre musique.” Le duo ne devrait plus tarder à présenter une version remaniée de leur premier album pour tenter de conquérir la France et pourquoi pas l’Europe. “On écrit et compose tellement de chansons qu’on avait envie de proposer un projet qui reflète notre évolution musicale.”

En pleine ascension, Delta n’est pas prêt de laisser passer sa chance. “On s’est rencontré il y a maintenant 6 ans et on a alors décidé de former un duo. On sortait tous les deux d’un groupe donc c’était le bon moment pour nous. Delta existe vraiment depuis deux ans, depuis la sortie de notre tout premier single. Sinon on vient de la pop rock en anglais, on avait un groupe qui s’appelait Meridians. On faisait des concerts dans tous les bars de Bruxelles.” se rappellent les deux artistes, nostalgiques.