Mais à quoi joue la SNCF ?

La SNCF fait fort en cette fin d'année / Pixabay
30 novembre 2017
Par Benoit Hanrot
La SNCF ne se fait pas que des amis en ce moment. La compagnie de transports ferroviaires est dans le collimateur de deux types d’usagers : les détenteurs d’un abonnement TGV Max et les usagers du Centre-Val de Loire. Décryptage :

L’agacement des abonnés TGV Max 

S’il y a bien une chose qu’il faut prévoir à tout prix plusieurs semaines voire plusieurs mois en avance, ce sont nos trajets en train pour les grandes vacances. Malheureusement parfois, cela ne suffit pas. Ces derniers jours, plusieurs jeunes abonnés TGV Max sont tombés des nues en découvrant qu’ils ne pourraient pas profiter de leur abonnement pour les fêtes de fin d’année. En effet, la SNCF a décidé de faire jouer sa communication. 

Elle confirme « qu’elle ne garantit pas une place à chaque train. Si le train est complet, il n’y a rien à vendre ». De plus, l’entreprise s’est montrée ferme à propos de ces abonnés TGV Max en confirmant que « pour 80 euros d’abonnement par mois, il n’était pas question qu’ils partent aux mêmes horaires que les autres ».

La colère des usagers de la région Centre-Val de Loire

On appelle cela une semaine galère. Lundi et mardi, les usagers des lignes Orléans – Paris et Orléans – Bourges ont dû prendre le train en gare des Aubrais en raison d’un aiguillage endommagé à la sortie d’Orléans-Centre. Une fois les réparations faîtes, les voyageurs étaient en droit de pouvoir profiter d’une fin de semaine… normale. Ce ne sera finalement pas le cas. En effet, un mouvement de grève des cheminots, qui débute ce jeudi soir, va perturber la circulation des trains de la région jusqu’à… lundi matin. Plusieurs lignes vont connaître des perturbations telles que Orléans – Paris, Bourges – Paris et Nogent-le-Rotrou – Paris.

L’ulcération des usagers de la ligne Chartres – Paris

Les usagers de cette ligne n’en reviennent pas. Durant le weekend du 6 – 7 janvier, l’habituel TER qui met en moyenne 1h à 1h15 pour rejoindre les deux villes, sera supprimé. De plus, des travaux sont prévus au même moment en gare de Clamart. Ce qui entraînera une interruption totale du trafic entre Montparnasse et Versailles-Chantier.

Mais au-delà des trajets proposés qui vont mettre plus de temps, c’est le prix des voyages qui ulcère les voyageurs : en effet, les tarifs affichés sont parfois triplés (comptez près de 50 euros contre 16 euros habituellement). Une situation embarrassante quand on sait que la ligne TER Paris – Chartres – Le Mans est l’une qui cumule le plus de retards.