Paris 2024 : quelles villes françaises pour accueillir les Jeux ?

14 septembre 2017
Par Benoit Hanrot
Que d’émotion hier à Lausanne au moment de l’annonce officielle des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 à Paris. La capitale tient son premier succès. Beaucoup de choses restent à faire comme désigner les villes qui accueilleront les épreuves de préparation à la compétition. Décryptage :

De la joie mais pas d’enflammade 

De nombreuses villes se sont portées candidates pour organiser les Jeux 2024. C’était le cas d’Hambourg (Allemagne), Rome (Italie), Budapest (Hongrie) ou encore Los Angeles (Etats-Unis). Mais c’est finalement Paris qui a remporté la mise hier. Quelques minutes après l’officialisation, les commentaires sont allés bon train.

« Yes, we MADE IT » a déclaré le judoka Teddy Riner. Grand sourire également du côté du capitaine de la délégation française Tony Estanguet. Sur les réseaux sociaux, les sportifs sont également allés de leur petit commentaire : le basketteur Tony Parker, les footballeurs Kylian Mbappé ou encore le Bourguignon Antoine Griezmann ont tous salué ce pari réussi. Mais la phrase de la soirée est à mettre au crédit de la ministre des Sports Laura Flessel, ancienne double médaillée olympique : « Nous avons les Jeux mais il faudra les gagner ».

Le parc équestre fédéral de Lamotte-Beuvron

Des villes de chez nous pour accueillir les Jeux ?

La réception des Jeux Olympiques et Paralympiques, c’est aussi l’occasion pour les villes alentours de proposer leurs installations pour accueillir les entraînements des athlètes avant le début de la compétition. On pense notamment au CREPS (Centre de ressources, d’expertise et de performances) de Bourges, au centre de tir national de La Martinerie de Châteauroux, à la piscine de Chartres ou encore au Dojo d’Orléans qui a récemment signé Audrey Tcheuméo, médaillée d’argent aux JO de Rio.

Mais la ville qui a le plus de chances de voir les athlètes venir s’entraîner chez elle, c’est sans doute Lamotte-Beuvron. Certains élus avaient d’ailleurs déjà fait du lobbying pour accueillir les épreuves d’équitation avant même l’attribution des Jeux à la capitale. Il faut dire que la ville dispose d’un parc équestre fédéral non négligeable. La compétition devrait elle, se dérouler dans le cadre de Versailles.

A gauche, le stade olympique londonien réutilisé par une équipe de foot, à droite, un stade abandonné après les Jeux Olympiques de Rio

Attention à bien retenir les leçons du passé

Si Paris se veut ambitieuse, elle ferait bien d’anticiper l’après JO. A Athènes, Rio ou encore Sotchi, de nombreuses installations ont été rapidement laissées à l’abandon. D’autres à l’image de Londres, ont su s’adapter pour réutiliser leurs constructions comme le stade olympique de Londres où joue désormais le club de foot de West Ham United.

Pour réussir cet « après-Jeux », l’équipe parisienne a annoncé vouloir suivre les recommandations de l’Agenda 2020 (des réformes présentées par le patron du Comité Internationale Olympique) qui prévoit notamment le recours prioritaire aux infrastructures existantes.