Tours : un violeur en série présumé derrière les barreaux

Illustration d'une cellule de prison / Flickr
14 novembre 2017
Par Benoit Hanrot
Un habitant de Saint-Branchs a été arrêté et mis en examen pour viols avec arme et viol. Cet individu est soupçonné d’avoir violé plusieurs femmes à Tours entre juillet et début novembre. Le procureur de la République de Tours a tenu une conférence de presse hier. Récit :

Un Tourangeau de 46 ans devait passer sa première nuit en prison. Hier, le prévenu, un père de famille au chômage, a été présenté à un juge d’instruction pour se voir notifier une mise en examen pour « viols avec arme » et « viol ». Il avait été arrêté samedi matin à son domicile de Saint-Branchs, au sud de Tours.

Trois agressions en cinq mois

Tout a commencé le 8 juillet dernier, aux Deux-Lions, sur le pont qui mène au quartier. Une femme est alpaguée par un individu qui la menace avec un cutter. Ce dernier l’agresse sexuellement avant de prendre la fuite. Fin octobre et début novembre, les mêmes faits se reproduisent dans le quartier Saint-Christ. A chaque fois, les victimes ont une vingtaine d’années et rentraient chacune d’une soirée, à pied.

Selon le procureur de la République de Tours, toutes sont encore traumatisées aujourd’hui par ce qui leur est arrivé. Et toutes sont en mesure de décrire leur agresseur : un homme d’une quarantaine d’années, portait une boucle d’oreille et sentant une forte odeur de tabac froid. Des éléments décisifs qui vont permettre de faire avancer rapidement l’enquête. D’autre part, de l’ADN est retrouvé sur deux des victimes mais l’échantillon n’appartient à aucun profil dans le fichier national des empreintes génétiques. Reste à étudier les images de caméras vidéosurveillance et là, bingo : la voiture de l’agresseur est identifiée.

Le suspect interpellé puis identifié

Toutes les équipes de police sont sur le qui-vive. Et fin de semaine dernière, la voiture du suspect est aperçue dans les rues de Tours. Son conducteur correspond au signalement. Il est interpellé samedi matin à son domicile, devant sa femme et ses enfants. Les résultats du prélèvement de son ADN confirment qu’il s’agit bien de l’agresseur présumé. Lors de son interrogatoire, le suspect a d’abord nié les faits avant de reconnaître les faits qui lui étaient reprochés. Il encourt jusqu’à 20 ans de prison.