Tupperware ferme sa seule "boîte" en France

Etagère remplie de Tupperware / Wikimédia Commons
20 octobre 2017
Par Benoit Hanrot
Le géant américain de la boîte alimentaire en plastique va arrêter de produire en France. La direction du groupe a annoncé hier la fermeture prochaine de son seul site dans l’Hexagone. Il s’agit de l’usine de Joué-lès-Tours qui emploie 235 personnes. Décryptage :

Tout le monde connaît son nom et en possède dans les placards de sa cuisine. Il faut dire qu’elles sont bien pratiques pour conserver les aliments ou les fins d’assiettes pas terminées lors d’un repas copieux. Ces dernières années, les Tupperware ont révolutionné notre quotidien. A tel point qu’une usine a vu le jour en 1973 dans la région tourangelle. C’est ce site qui est aujourd’hui menacé de fermeture.

235 postes menacés de suppression

En effet, le fabricant américain a assuré, ce jeudi, dans un communiqué, que la fermeture du site de production de Joué-lès-Tours était prévue en mars 2018. La direction justifie ce choix par un constat simple. En dix ans, le site est passé de 55 machines à seulement huit aujourd’hui, qui ne tournent pas à plein régime. Résultat, une fermeture doit permettre de « rétablir la compétitivité du groupe et d’assurer de la croissance ».

Un véritable coup de massue pour les 235 salariés du site mais aussi pour les élus locaux. Selon un délégué syndical CDFT interrogé par le Figaro, l’usine était à l’arrêt hier soir car certains n’étaient plus en état de travailler. Tupperware possède quatre usines en Europe : au Portugal, en Grèce, en Belgique et donc en France. Mais d’après un autre délégué syndical, la seule à fermer est celle située en Touraine, car on lui aurait confié qu’elle coûtait « trop cher ».

Michelin supprime 742 postes sur son site de Joué-lès-Tours en 2013 / Pixabay

Sale période pour l’emploi à Joué-lès-Tours

Tupperware n’est pas la seule entreprise, porteuse de mauvaise nouvelle. Il y a quelques années, on se rappelle que Michelin annonçait la suppression par Michelin de 742 postes, dans le cadre de son plan social de 2013. Le sénateur et ancien maire de Tours Serge Babary a réclamé une réunion d’urgence qui réunira le préfet, les responsables de l’entreprise, d’autres parlementaires et les acteurs économiques locaux. Une vigilance toute particulière sera mise en place quant au futur plan de reclassement des salariés.