Un nouveau plan de lutte contre les déserts médicaux !

13 octobre 2017
Par Diane Thibaudier
Le gouvernement vient d’annoncer son plan de lutte contre les déserts médicaux. Les régions Centre-Val de Loire et Pays de la Loire sont particulièrement touchées par le manque de praticiens.

Parmi les mesures présentées par Edouard Philippe, le premier ministre en compagnie d’Agnès Buzyn, la ministre de la Santé ce vendredi 13 octobre, un renforcement de la présence médicale dans les zones de manque. Enoncée comme cela, la mesure semble évidente. Mais elle comprend en fait différents moyens d’arriver à un maillage plus dense du nombre de médecins dans les zones rurales, à savoir :

- une aide de 50 000 euros sur 3 ans pour un médecin qui accepte de s’installer en zones désertiques

- un cumul retraite/emploi qui sera facilité pour permettre aux praticiens retraités d’exercer encore

- des contrats à temps partiel plus intéressants en zones « en tensions » qu’ailleurs

- la mise à contribution des hôpitaux militaires

Des photos par texto pour des diagnostics express

En dehors de ces aides aux médecins qui s’installent dans des zones qui souffrent de désertification médicale, d’autres mesures ont été annoncées aujourd’hui. Le Premier ministre a par exemple évoqué le développement de la télé-médecine. Dans l’idée, un patient pourra donc prendre en photo une tache suspecte par exemple et l’envoyer par MMS à un dermatologue afin d’avoir un diagnostic. Autre annonce du gouvernement, la volonté de doubler le nombre de maisons de santé sur 5 ans. Les Agences régionales de Santé (ARS) sont également chargées de mettre en place des structures qui recevront les patients, en dehors des heures d’ouverture des cabinets médicaux. L’idée étant de désengorger les urgences des hôpitaux.

Le gouvernement annonçait ce plan de lutte alors que les déserts médicaux continuent de gagner du terrain dans les zones rurales. Le nombre de médecins généralistes n’arrête pas de baisser dans toutes les régions de France. Les départements de l’Yonne, de l’Eure-et-Loir, du Cher, de l’Indre et de la Sarthe comptent moins de 290 médecins généralistes pour 100 000 habitants. Parmi les mieux lotis chez nous, les habitants d’Indre-et-Loire, avec plus de 470 médecins pour 100 000 habitants.